Des photos inédites de la collection Schlumpf en 1977 !


Voici un témoignage inédit en photos de la collection des frères Schlumpf quelques mois seulement après leur découverte par les ex-salariés de l’usine.

Pierre Nicolas, le journaliste-présentateur bien connu des sudistes qui a longtemps officié sur les ondes de FR3 puis France 3 Midi-Pyrénées était alors en 1977 à Strasbourg pour suivre ses études de journalisme lorsque cette collection rarissime sera exposée au public.


Découvrez son témoignage ainsi que les photos disponibles sur son compte Facebook :

“Je m’appelle Rosalie . Je gagnais 1560 Francs ( avant d’être licenciée de l’usine) Gluck”. Cette affiche sur le capot d’une Porsche 910 a toute une histoire . Elle commence pour moi en 1966. J’ai 12 ans et je feuillette l’Auto Journal . Un long article relate un conte de fées. Selon son auteur, il y aurait “dans l’Est de la France” une usine fermée aux regards de tous et qui contiendrait la plus belle collection au monde de voitures anciennes. Pas de photos. Le nom des propriétaires et l’endroit ne sont pas précisés . Fin de la 1ére partie.11 ans plus tard un empire vacille a Mulhouse et dans la vallée de Malmerspach. Les filatures Schlumpf licencient a tour de bras . La CFDT syndicat de lutte à l’époque, investit en Mars 1977 un entrepot dans la ville. C’est la collection Schlumpf . Celle là même dont on parlait si mystérieusement. Dans les années 60 les voitures arrivaient ici par trains entiers . Les salariés la saisissent comme un trésor de guerre. Ils estiment cette folie responsable des licenciements et ils n’ont pas vraiment tort. Les débuts de l’occupation sont musclés. Puis en Juillet ils ont l’idée ( et le culot) d’ouvrir l’endroit au public. Je m’y précipite. Les voitures sont là belles et poussiéreuses posées les pneus souvent à plat sur du gravier blanc. Certaines sont partiellement désossées d’autres en cours de restauration . Je n’ai que 2 pellicules, je mitraille tout . Il y en a trop . Lorsque j’arriverai aux Bugatti Royale je n’aurai plus que mes yeux pour éterniser la scène . On pouvait les approcher les toucher poser sa main dans leur poussière d’éternité. 🙂 Il n’y avait pas grand monde . C’était un privilège que d’y être.”

Un article pour en savoir plus sur l’histoire de la collection Schlumpf :
https://www.largus.fr/actualite-automobile/cite-de-lautomobile-lhistoire-incroyable-du-musee-schlumpf-10262392.html